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Samedi 17 mai 2008

 

Fushimi-Inari Taisha est un endroit étonnant. Sur une montagne à proximité du centre de Kyoto, plus de 30.000 portiques oranges ont été placés sur un chemin faisant près de 4 km. Le lieu est dédié aux dieux du riz dont le messager est le renard. Outre les portiques, il y a plusieurs temples répartis le long du chemin. Il y a aussi des sources sacrées ainsi que des autels dédié au renard placés un peu partout.

 

J’ai beaucoup aimé l’endroit. La balade est presque surréaliste. Le lieu est situé tout près de la ville et pourtant j’avais l’impression d’être transporté à des centaines de kilomètres.

 



L’association de l’orange vif et du vert de la végétation dégage aussi une grande harmonie. A certains endroits, les portiques sont tellement serrés qu’on a l’impression de parcourir un tunnel pour finalement déboucher dans les bois. A d’autres endroits, il faut un peu chercher son chemin mais il suffit de repérer la « tache » orange dans la forêt pour se diriger dans la bonne direction.

 

Le chemin n’est pas de tout repos non plus. Une nouvelle fois, j’ai du gravir des quantités d’escaliers. Mais bon, je commence à avoir l’habitude.


 

Enfin, cette petite escapade à mi-chemin entre un temple et la nature m’a fait du bien. Je commençais un peu à saturer de visiter des temples. C’était chouette d’être en pleine nature.

 

En plus, le lieu est très photogénique. Vous ne trouvez pas ?

 

 

Bises oranges

 

François

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Jeudi 15 mai 2008

Il y a une quantité incroyable de temples à Kyoto. Ils dégagent tous une ambiance particulière. La ville de Kyoto n’est pas extraordinaire en soi mais il suffit de rentrer dans l’enceinte d’un temple pour être absorbé par une sorte de quiétude, même avec la horde des touristes et des écoliers (c’est la période où les écoliers de tout le Japon sont en excursion. A Kyoto et à Nara, il y en a des milliers. C’est une vague qui déferle sur ces villes historiques).


 

Mais parmi tous ces temples, il y en a un qui m’a plus touché que les autres. Il s’agit du temple de Kennin-Ji. Il a été fondé en 1.202 par le prêtre Yousai. C’est le plus ancien temple bouddhiste Zen de Kyoto. C’est Yousai qui ramena de Chine le Bouddhisme Zen en même temps que le thé. Il est d’ailleurs aussi à l’origine de la cérémonie du thé qui est encore pratiquée aujourd’hui.

 

Etonnamment, ce temple n’est pas repris dans mon guide. C’est pourtant l’un des plus important de Kyoto. Je l’ai découvert grâce à Diane et parce qu’il était situé près de mon ryokan.

 



A l’intérieur de l’enceinte du temple, il y a une quiétude extraordinaire. L’architecture et les jardins, tout en étant très simples sont sublimes.

Au centre du domaine se trouve un petit jardinet qui représente l’harmonie parfaite. Le jardin est composé des formes rondes, carrées et triangulaires. En outre, le jardin zen est super beau aussi. J’ai passé plusieurs heures à me balader dans les jardins et à regarder les personnes qui les entretenaient tout en étant quasi en méditation.

 
 
 

Pour compléter le tout, le temple proprement dit contient une fresque sublime au plafond. Elle est énorme et elle dégage vraiment quelque chose.


 

Voilà, c’était mon coup de cœur à Kyoto.

 

Si vous passez par là, n’oubliez pas de l’inscrire à votre programme.

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Jeudi 15 mai 2008

Les Japonais sont pour la plupart bouddhistes mais ils combinent cette croyance avec la religion shintoïste qui possède des dieux pour tout : le dieu du riz, le dieu du vent, le dieu de la pluie fine, le dieu de la pluie d’orage, le dieu des rochers secs, le dieux des rochers humides, etc … Si je me souviens bien, il me semble que Yunoki m’a dit qu’il y en avait plus de 8 millions.  Pour les Japonais, bouddhisme et/ou shintoïsme, il n’y a pas d’incohérence. Le shintoïsme s’attache à tout ce qui fait partie de cette vie-ci. Le bouddhisme s’occupe de ce que nous avons été avant et ce que nous serons après cette vie. Ainsi les cérémonies liées à cette vie telles que le mariage sont shintoïstes. Celles liées aux autres passages tels que la mort sont bouddhistes.  

Du coup, il y a une quantité incroyable de temples à Kyoto, certains bouddhistes, d’autres shintoïstes. Il faut bien s’accrocher pour s’y retrouver.  

Le pavillon d’Or est l’un des endroits les plus célèbres de Kyoto, voire du Japon tout entier. On l’appelle aussi le Rokuon-Ji Temple. Mais à l’origine, ce n’était ni un temple bouddhiste ni un temple shintoïste. Ce n’était que la « simple » villa d’un Shogun. Ce n’est que plus tard qu’il a été transformé en temple bouddhiste zen.

 

Il est vrai que le reflet du pavillon dans le petit lac est très joli mais personnellement, j’ai beaucoup plus été charmé par la beauté des jardins. Chaque petit coin donne une perspective différente. Vous faites 10 m et vous avez l’impression que vous vous êtes déplacé de 1 km.

 

Avec Yunoki et Diane, on s’est octroyé une petite pause dans le parc et on s’est fait offrir la cérémonie du thé. Et vous savez quoi, pavillon d’Or oblige, il y avait même de la feuille d’or sur la sucrerie qui accompagnait le thé. Si c’est pas du luxe ça !

 

Ensuite, on a continué sur notre lancée Zen. Nous avons visité un temple réputé pour son jardin sec Zen. Il parait que plus on le contemple, plus on obtient des réponses mais plus on se pose des questions aussi. Une des grandes énigmes que pose le jardin est le fait que 15 rochers sont placés dans la mer de gravier. Pourtant, impossible d’en compter 15. Peu importe de quel endroit vous le contemplez. On en compte au maximum 14. Mais où est passé le quinzième ? 


Bises zen.

 

 

François

 
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Mercredi 14 mai 2008

Les voyages offrent parfois de chouettes rencontres.  

En septembre 2006, j’avais rencontré Yunoki lorsque j’étais en Chine à Yangshuo. Depuis, nous sommes restés en contact. Lorsqu’il a appris que je venais au Japon, il m’a directement proposé de passer un WE ensemble à Kyoto. Découvrir l’ancienne capitale du Japon en compagnie d’un Japonais qui la connaît bien. Que demander de mieux ? 

En novembre 2006 cette fois, j’ai rencontré Diane en Inde. Nous avons passé une petite semaine à voyager ensemble de Vanarasi à Bodhgaya dans le Nord de l’Inde. Il se fait que Diane est justement en vacances au Japon pour 15 jours et que nos itinéraires se croisent à Kyoto. Ca me fait penser que j’aurais rencontré Diane dans ce qui est peut-être la ville la plus sale du monde pour la retrouver dans le pays qui est peut-être le plus hygiénique de la planète. Amusant !!!


 


Le monde est un village. J’ai présenté Diane à Yunoki et c’est à 3 que nous avons passé le WE à Kyoto. Cela m’a fait super plaisir de revoir ces amis mais en plus, c’était super chouette de le faire dans de telles circonstances. C’était d’autant plus chouette que je débarquais dans ce pays aux codes de conduite très particuliers. Yunoki nous a rendu la tâche plus aisée.   

Grâce à lui nous sommes allés dans des endroits où les touristes entrent difficilement, ne serait-ce qu’à cause du problème de la langue et du comportement à adopter. 

 
 
Nous avons visité quelques temples, sous la pluie mais dans la bonne humeur. Yunoki nous a initiés au tirage divinatoire dans les temples. Nous avons mangé des mets japonais dont je n’ai pas retenu le nom. Nous sommes allés sur un marché où je n’ai jamais autant vu de nouvelles choses de ma vie. Cette fois-ci, c’était Diane et moi qui avions l’air de Japonais en voyage. Nous n’arrêtions pas de prendre des photos et de pousser des exclamations oohhh, ahhhh toutes les 5 secondes. Voyant que Yunoki nous faisait découvrir, les commerçants n’arrêtaient pas de vouloir nous faire déguster. Des pâtisseries de riz au thé vert par là, du poisson cru par ici, des boulettes de pommes de terre de ce côté-ci ou encore du thé de ce côté-là. On nous a proposé de la baleine aussi. Tiens donc, je croyais que la chasse était interdite. Oui, mais quand on pose la question, la réponse est un peu embarrassée : ce sont des baleines qui ont été tuées pour la recherche. Ensuite, on ne va quand même pas laisser pourrir la viande. Hum hum. Pas très convaincant tout cela. Mais bon, on ne va pas se disputer. Non merci pour la dégustation. Passons au stand suivant.
 




 

Nous avons également passé un petit moment culturel à Gion, l’ancien quartier des plaisirs et des Geishas (nous en avons d’ailleurs vu se faufiler rapidement du taxi au lieu de rendez-vous). Au programme : harpe japonaise, spectacle de marionnettes, danses de Geishas, démonstration d’Ikebana, musique de la Cour, … Ensuite, nous avons appris à servir le thé conformément aux préceptes de la cérémonie du thé. 



 

Et pour terminer la soirée, un excellent repas dans un petit resto japonais traditionnel : poissons crus, algues gluantes et coquillages. Surprenant mais succulent. Bon, j'avoue ... les algues gluantes ... je n'ai pas terminé. Mais je me suis délecté avec tout le reste.

Une excellente entrée en matière. Tous les sens ont été comblés. De quoi vous faire aimer un pays dès votre arrivée. 


Bises amicales 
 

François

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Vendredi 9 mai 2008




J’ai débarqué à l’aéroport d’Osaka ce matin à 6h30. Depuis, j’ai l’impression de voyager dans un monde étrange.

D’habitude, je ne suis pas vite dérouté mais je dois avouer que les premiers moments au Japon sont grandement dépaysants. C’est peut-être aussi le fait que je n’ai pas dormi depuis plus de 32 heures et que je passe d’une chaleur tropicale à un climat se rapprochant plus des 14 degrés chers à la moyenne belge. N’empêche, j’ai parfois l’impression de débarquer dans la 4ème dimension.
 

Je me rends cependant compte que je m’habitue et que je m’adapte assez vite. J’en profite dès lors pour mettre rapidement mes premières impressions par écrit avant qu’elles ne s’estompent. 

Voici donc le récit de ma première journée dans un monde surprenant et intriguant : 

Les douaniers avec leurs gants blancs me demandent d’ouvrir tous mes bagages pour les vérifier. Ils n’arrêtent pas de s’excuser et de me saluer à chaque fois qu’ils me demandent de sortir quelque chose. Ils sont de bonne humeur (c’est tellement rare pour des douaniers). Ils rient continuellement. Ils s’amusent à consulter mon passeport couvert des tampons du monde entier et à énumérer tous les vols compris dans mon billet d’avion multi-continental. Ils sont très consciencieux et ça dure plus ou moins une demi-heure mais ça ne me dérange pas. C’est amusant finalement. 

Dans le train qui m’emmène à Kyoto, les Japonais qui s’en vont travailler sont tous en train de dormir, la tête recourbée vers l’avant. C’est une vision un peu étrange. Comme si tout le monde était mort. Je voudrais bien faire pareil mais j’ai peur de rater l’arrêt où je dois descendre pour changer de train. Seule une jeune Japonaise est « réveillée ». Elle offre cependant aussi un spectacle étrange. Elle semble vouloir exprimer un côté réactionnaire en s’habillant de manière provocante et négligée mais en même temps, elle affiche une réserve typique des Japonais. En outre, elle applique de la crème hydratante sur son visage et ses bras. Ces images qui se télescopent sont surprenantes.


 

J’arrive à la gare de Kyoto. C’est un bâtiment ultra-moderne et énorme. Tout est super bien organisé. Certains trains semblent sortis d’un film de science-fiction. Malgré que c’est l’heure de pointe, il fait très calme. L’ambiance sonore est composée de « bips », de « dings », de « dongs » et de sonorités en tous genres pour vous annoncer toutes sortes de petits messages. Il y a même une petite voix qui vous accueille au début de l’escalier roulant, puis à la fin. Je suppose que c’est pour vous demander de faire attention. Dans l’ascenseur aussi, une petite voix vous annonce en permanence, que la porte va s’ouvrir, qu’elle va se fermer, que nous sommes arrivés à tel étage, que vous êtes remercié d’avoir voyagé dans cet ascenseur ;-))), etc … Enfin, je suppose car je ne comprend rien du tout. J’ai le sentiment d’être dans un film dont l’histoire se déroule en 2.050.  

J’arrive facilement au Ryokan (auberge traditionnelle japonaise) dans lequel Yunoki m’a réservé une chambre. Et là, j’ai vraiment l’impression de débarquer dans une autre dimension. La réceptionniste est très gentille et attentionnée mais elle n’arrête pas de me parler en japonais comme si je comprenais, alors qu’elle doit bien se rendre compte que je ne capte pas grand chose. Elle me fait comprendre que c’est complet. Je lui dis que j’ai une réservation. Elle ne me comprend pas et répète à nouveau que c’est complet en me montrant un panneau « No Vacation ». Après 5 minutes, elle comprend finalement que c’est Yunoki qui à réservé pour moi. Mais alors, elle sort un autre panneau sur lequel il est marqué « check-in 3 pm ». Zut, moi qui pensais faire un petit somme ! Je lui demande si je peux laisser mon sac. Elle me fait comprendre qu’internet ne fonctionne pas. Je lui demande où je peux aller pour prendre un petit-déjeuner. Elle me montre des jetons pour la machine à laver. Je lui demande si Yunoki a aussi réservé une chambre dans ce Ryokan. Elle me montre le prospectus avec la liste des temples à visiter. Je lui refais signe que j’aimerais manger. Elle me dit qu’ils n’ont que des lits « à la japonaise ». Je lui demande si je peux aller aux toilettes. Elle me propose une carte de téléphone.  Au secours !!! Je me rends compte que je ne suis pas « sorti de l’auberge ». Du coup, je sors de l’auberge … je reviendrais à 15h. 

Me voilà dans la rue sans trop savoir où aller. Je déambule comme un zombie. Je suis crevé. Mon Ryokan est juste à côté de Gion, l’ancien quartier des Geishas. Il y a encore quelques rues typiques avec des vieilles maisons. Il y a aussi beaucoup de temples, des maisons modernes et des grands magasins très chics. Tout se mélange. Il y a beaucoup de monde mais il fait très calme. Tout est très « policé ». Même les jeunes qui sont plus avant-gardistes que les jeunes européens. C’est surprenant. Et puis, sortant d’un magasin, deux femmes en kimonos avec des chaussures hautes en bois. Ensuite, au détour d’une rue, un groupe d’apprenties Geishas attend que le feu passe au vert pour traverser. Plus loin, devant l’entrée d’un temple, un jeune « punk » fait sonner le gong et clappe dans les mains pour annoncer sa présence aux dieux et faire sa prière. Un groupe d’écolières en uniforme bleu et mis-bas blancs vient faire la même chose. C’est tous les clichés du Japon qui défilent devant moi en 5 minutes. Il ne manque plus que le mont Fujiyama et les mangas pour compléter la panoplie des clichés. Je mangerai bien quelques sushis aussi.  

 


Finalement, j’atterris dans un coin un peu plus tranquille et boisé. Je découvre un banc et je m’y assois. Je m’assoupis un peu pour me réveiller en sursaut quelques instants après. Je n’ai toujours pas mangé. Je viens aussi de me rendre compte que l’endroit boisé et calme est un vieux cimetière. Bon, je repars à la recherche d’un restaurant. Enfin, je trouve un endroit pour manger mes premiers sushis sur le territoire japonais. Je choisi mon repas en pointant une assiette garnie grandeur nature et en plastique, qui est exposée en vitrine. Je réalise aussi que les Japonais ne parlent pas et ne comprennent pas l’anglais. Même dans les lieux très touristiques. Ça me surprend. Je ne m’attendais pas à cela de la part de ce pays tres developpe. Le Japon rejoint la Chine parmi les pays où j’ai eu le plus de difficultés à m’exprimer. Ce qui est surprenant aussi, c’est qu’ils font comme si je comprenais le japonais. Ils n’arrêtent pas de me parler. Tous les Japonais que je rencontre sont très gentils et très attentionnés. 

 


Après avoir mangé, je me retrouve dans un parc. J’ai trouvé un banc dans un endroit un peu plus tranquille et à nouveau, je m’y assoupis. Je crois que cette fois-ci, j’ai bien dormi plus d’une heure. Affalé sur ce banc, je n’ai peut-être pas donné une superbe image de l’Européen dans ce monde japonais très propre, discipliné et ordonné. Mais bon, je n’aurais plus su mettre un pied devant l’autre.

Enfin, il est 15 h. Je retourne au Ryokan et je m’autorise à faire une sieste prolongée.

Je me réveille vers 19h mais je suis toujours un peu « dans le gaz ». Je suis toujours un peu dérouté par le monde qui m’entoure. L’ambiance et les codes de conduite sont tellement particuliers. Mais c’est super intéressant. 

 

Bienvenue au Japon.

 

François

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Jeudi 8 mai 2008

 

Eh oui, ne dit-on pas « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! » ? Alors rassurez-vous, je vais bien.

Je ne vous ai pas donné beaucoup de nouvelles ces derniers jours mais je n’ai pas chômé pour autant. Pour ceux qui aiment cela, il y a plein de nouvelles photos dans le nouvel album du Cambodge.

 

Conformément à ce que j’avais dit l’année dernière, je suis revenu une fois « Angkor » au Cambodge. Cette fois-ci pour préparer un petit programme de derrière les fagots.


Comme j’avais été agréablement surpris et que j’avais beaucoup apprécié le pays lorsque j’y étais venu l’année dernière, j’étais curieux de voir quels seraient mes sentiments cette fois-ci.

Je dois dire que certains sentiments positifs se sont renforcés tandis que d’autres aspects un peu moins positifs m’ont plus marqué.


Du côté positif tout d’abord. Le pays est décidemment en train de bouger à la vitesse V Vprime. Et conformément à mon souvenir, les ONG jouent un grand rôle. Aussi dans le domaine touristique. J’ai découvert tout un tas d’activités, de logements, de restaurants qui font la part un peu plus belle au développement durable et/ou équitable. C’est chouette.

Du côté un peu plus négatif maintenant. L’agitation semble avoir atteint une partie de la population. A moins que cela soit moi qui ne l’ai pas capté la première fois ou que cela soit l’évolution trop rapide ou les balbutiements de procès des responsables Khmers rouges. Certains sourires sont un peu plus difficiles à décrocher que dans ma mémoire.


N’empêche que le Cambodge reste un pays où les gens sont ultra sympas et où les sourires sont plus présents.


C’est un pays fabuleux où on se sent bien avec le fait qu’on est un touriste. Avec un peu d’attention, on peut aisément associé le plaisir touristique avec les gestes de solidarité. C’est très chouette.


Et pour ne rien gâcher, les cités d’Angkor sont toujours aussi fabuleuses.


Le nombre de touristes a incroyablement augmenté, surtout par les touristes asiatiques (en grande majorité Coréens). Mais, les touristes asiatiques n’ont pas vraiment les mêmes goûts et intérêts que les touristes occidentaux. Du coup, les grands hôtels en construction sont principalement destinés à ces touristes. Les plus petits hôtels de charme étant toujours fréquentés par la minorité de touristes occidentaux. Aussi sur le site archéologique d’Angkor. Il suffit de s’organiser en fonction des intérêts de la masse de touristes pour arriver à l’éviter. Nous nous sommes même retrouvés tous seuls dans le temple d’Angkor Wat, c’est peu dire !


Mais cette année, le voyage au Cambodge était aussi l’occasion pour mon « back office » belge de découvrir cette région du monde.


Alors puisque vous avez pu lire mes impressions lors de mon voyage l’année dernière. Cette année, vous pourrez avoir une autre vision. Cynthia vous fera partager ses découvertes et ses émotions dans le cadre de prochains carnets. Une petite initiative sympa qui mettra un petit vent neuf sur ce site, qui vous donnera un autre eclairage et qui me permettra de me soulager un peu de tout le boulot d'ecriture.


De mon côté, je m’envole pour le Japon. Je vous donnerai des nouvelles du pays du soleil levant dans les prochains jours.


Bises à tous

François

 

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Jeudi 24 avril 2008

 

On m’avait dit que le Laos était un pays super beau. Que sa population était parmi les plus gentilles au monde et que l’approche touristique était relativement respectueuse de la nature et de la population locale.

 

Eh bien, tout cela, c’est bien vrai.

 

Par contre, outre cela, j’ai aussi eu d’agréables surprises. Comme le Laos est un pays relativement pauvre, que c’est un pays communiste et qu’il ne s’est ouvert au tourisme qu’il y a peu de temps, j’avais quelques préjugés. Je m’attendais aussi à des conditions de vie « touristiques » quelque peu rudimentaires.

 

Ce n’est pas du tout le cas. Les logements sont d’un rapport qualité-prix défiant toute concurrence. Le pays est ultra-propre. La circulation est très ordonnée et tranquille. Les activités touristiques sont de grande qualité tout en étant encore spontanées. Les Laotiens sont ouverts. Les contacts sont (encore) généralement francs et sincères. Sauf peut-être un peu moins à VangVien qui est déjà pourrie par le tourisme.

 

Et, ce qui ne gâche absolument rien. Vientiane est peut-être l’endroit au monde avec le meilleur rapport qualité-prix pour les restaurants. La touche française associée avec la cuisine asiatique a fait quelques petites merveilles ici. A Vientiane, vous pouvez également manger la plupart des cuisines du monde. Généralement pour un prix 5 à 10 fois inférieur aux prix pratiqués en Europe. Et contrairement à VangVien, elles sont de très bonnes qualités aussi. Bref, je me suis régalé. J’ai un peu grossi également.

 

Ce petit périple au Laos était super. Cela m’a fait énormément de bien après le parcours en Inde et au Proche-Orient.

 

Pour ceux que cela intéresse, dépêchez-vous d’y aller. Je ne sais pas si cela va durer.

 

Pour ma part, le Laos entre dans le peloton de tête de mes pays favoris.

 

Bises

 

François

 

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Mardi 22 avril 2008

Comme partout dans les localités plus importantes au Laos, il y a une grande quantité de temples et de monuments religieux à Vientiane.

Le bâtiment le plus « en vue » est le Pha That Luang. Il s’agit d’un énorme stupa doré dont l’architecture décrit le cheminement spirituel de l’homme, de l’ignorance obscure à l’illumination. La tradition dit aussi qu’il contiendrait une relique, une des côtes de Bouddha, depuis le 3ème Siècle. Ce qui a été démenti par des fouilles archéologiques. Quoiqu’il en soit, ce monument est aujourd’hui devenu l’emblème de tout le Laos. Au niveau géobiologique, j’ai pu constater qu’il a été construit en fonction des points cardinaux, en respectant les principes d’un mandala et sur le croisement d’un champ double de l’argent ainsi que sur un champ simple de l’or. Donc l’endroit n’a pas été choisi de manière anodine.
 

Par contre, j’ai été beaucoup plus intéressé par le temple Wat Si Muang. Pour moi, il est aujourd’hui de loin le plus intéressant. Les habitants de Vientiane ne s’y trompe d’ailleurs pas. C’est le temple le plus fréquenté, depuis plus de 1.000 ans. Il s’y passe toujours quelque chose.

 

Le temple
est particulier car il contient le pilier le la cité, qui est toujours le siège de l’esprit du lieu de Vientiane. Il s’agit d’un pilier qui est activement vénéré. Il est enrobé de tissus sacrés et il est entouré de nombreuses statues de Bouddha. Le temple ne désemplit pas des nombreux habitants qui viennent y déposer des offrandes. La légende dit que pour consacrer le lieu, une jeune femme enceinte aurait accepté de se sacrifier et se serait jetée dans le trou avant que l’on enfonce le pilier. Elle serait ainsi devenue la gardienne de la cité.

L’endroit où le pilier a été planté est situé sur la sortie d’un courant tellurique très puissant qui produit également un vortex. Les énergies cosmo-telluriques ainsi que les valeurs énergétiques sont assez élevées. L’endroit dégage aussi des valeurs
globales vibratoires très positives. Pas étonnant qu’il soit autant vénéré.

Mais j’ai aussi été intrigué par un petit « manège » autour d’un objet doré posé sur un coussin. Des femmes, majoritairement, venaient s’agenouiller. Elles agitaient une boîte avec des petits bâtonnets pour ensuite prendre le message divinatoire correspondant au résultat du tirage. Ce rituel se passe dans tous les temples. Par contre, ce qui est unique, c’est qu’après avoir fait cela, elles soulevaient cet objet doré par 3 fois. Après m’être renseigné, on m’a expliqué que l’objet en question était une statue de Bouddha (les nombreuses manipulations l’ont érodé). Cette statue a survécu miraculeusement à une destruction massive en 1828. Elle a la réputation d’apporter des réponses aux questions non résolues. Le rituel veut que l’on soulève 3 fois de suite la statue en même temps que l’on formule sa question. La réponse devrait être trouvée quelques temps après. Une fois la réponse trouvée, il faut revenir pour apporter des offrandes spécifiques.

Une petite analyse bioénergétique m’a révélé qu’outre des valeurs vibratoires très élevées, la statue obtient des scores très intéressants pour les os, les sinus et les minéraux, pour le système nerveux central, pour l’estomac, pour la loge énergétique Rate-Pancréas/Estomac, pour le 6
ème chakra et pour l’énergie relative à l’information.

Je comprends donc un peu mieux pourquoi cet objet peut aider les personnes à trouver des solutions. Entrer en contact vibratoire avec lui peut réactiver certaines de nos facultés qui sont parfois défaillantes. Le tout est sans doute aussi associer à la volonté de trouver une réponse, concrétisée par l’acte.

Intéressant, non ?

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Lundi 21 avril 2008

 


En route vers Vientiane, je me suis arrêté pour une journée à VangVien. Malgré de très beaux paysages, cela ne m’a pas beaucoup plu.


VangVien est très touristique. Surtout auprès des routards au long cours qui y viennent s’éclater en faisant du rafting, du kayaking, du tubing (descente de la rivière sur des pneus), du caving (grottes), ou encore (et là, c'est du sérieux) de l'escalade.

 

Mais ce n’est pas la seule manière de s’éclater. Tous les soirs, sur une petite île située sur la rivière, des bars « hyppies-branchés-rastas » organisent des soirées « raves » en plein-air. Vous pouvez prendre votre verre accoudé au bar, torse-nu et en exibant vos nombreux tatouages prouvant votre bravoure, votre côté « in » et/ou « révolutionnaire », voire "tribal". A moins que vous ne choisissiez de vous balancer dans votre hamac sur des rythmes lancinants en ne sachant plus si vous êtes au Laos ou ailleurs sur terre, voire sur la lune ou sur mars. Pas vraiment mon genre !

En outre, les nombreux "restaurants" servent une nourriture internationale médiocre, 3 fois plus chère qu’ailleurs au Laos.  Vous pouvez ainsi avoir l’impression d’être au Mexique en mangeant vos tacos, en Israel ou au Liban en mangeant vos falafels, en Italie avec vos spaghettis vongoles, ou aux USA grâce aux « fabuleux » burgers, etc, etc ... A force de vouloir tout faire pour les routards en mal du pays et qui regardent affalés sur des divans le dernier épisode de "Sex in the City", les "restaurants" ne font rien comme il faut, même pas la cuisine laotienne qui est normalement succulente.

Il ne s’agit pas d’être naïf non plus. Sachez qu’en choisissant le bonheur en commandant votre pizza « happy », votre cocktail « happy » ou votre dessert « happy », vous risquez de vous demander comment vous être rentré à l’hôtel hier soir. Vous vous demanderez  aussi peut-être ce que font ces éléphants roses et ailés dans votre chambre au petit matin. Malgré le fait que la drogue est illégale au Laos, ce pays a tout de même une grande expérience et un fameux passé à ce sujet. Et rien ne vous empêche d’être « happy ». Les restaurateurs l’ont bien compris.

Bref, malgré la beauté des paysages qui m’ont rappelé la région de Yangshuo en Chine et de Vinales à Cuba, je ne me suis pas éternisé. Après une petite balade et une nuit reposante, j’ai repris le bus pour Vientiane.

 
Bises sobres, mais tout de même « happy ».

François

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Samedi 19 avril 2008


Luang Prabang est l’ancienne capitale du Royaume du Laos. Aujourd’hui, elle est classée comme patrimoine mondial de l’Unesco.
 

Elle est située sur les bords du Mékong et en son centre, il y a une petite colline avec un temple. C’est un mélange de maisons d’architecture locale et de maisons coloniales françaises datant de l’Indochine. Le tout complété par une quantité incroyable de temples bouddhistes. Voilà pour le tableau. 


La ville est la deuxième du Laos en importance mais à vrai dire, quand on s’y balade, on a l’impression d’être dans un gros village. Surtout dans la partie plus ancienne située sur une presqu’île à l’embouchure du Mékong et de la rivière Nam Khan. C’est très agréable. Il y fait très calme (hormis les moments où les jeunes se lancent de l’eau pour fêter le nouvel an) et les Laotiens sont d’une gentillesse extrême. Les habitants de Luang Prabang sont en outre en train de restaurer les vielles maisons traditionnelles en bois. C’est superbe. En plus, l’association de la touche française avec la culture asiatique donne une ambiance très chouette et une impression de raffinement et de grande qualité. Bref, vous l’aurez compris, je suis sous le charme.
 


Cela fait 5 jours que j'y suis. Je m’y prélasserais bien pendant quelques jours supplémentaires mais la région est également super intéressante. Je vais donc opter pour un peu plus d’activités en allant passer quelques jours parmi les Mahouts, les éleveurs d’éléphants et pour faire un petit trek dans les montagnes à la découverte de quelques villages où vivent des minorités ethniques.

 
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Samedi 19 avril 2008

Le Laos, c’est une conglomération de 94 à 134 groupes ethniques différents (selon les sources). Ces ethnies sont principalement rassemblées au sein de 4 groupes : Lao Loum, Lao Thaï, Loa Thoeng et Lao Soung. 


Lors de mon petit trek, j’ai eu l’occasion de passer par des villages de l’ethnie Khamu qui fait partie du groupe Lao Thoeng et de l’ethnie Hmong qui fait partie du groupe Lao Soung. Ces ethnies vivent principalement de l’agriculture dans les montagnes aux alentours de Luang Prabang.
 

En gros, pour le novice, la différence réside principalement dans la forme de la maison et un petit peu dans le profil du visage. Les deux ethnies ne sont pas bouddhistes mais animistes. Elles parlent aussi des langues différentes.


Pour le reste, ce qui m’a surtout marqué c’est la beauté des paysages et la propreté des villages. Contrairement à ce que j’ai vu un peu partout dans le monde dans les zones relativement pauvres, les villages au Laos (comme pour l’ensemble du Laos d’ailleurs) sont hyper-propres.

 

 

 

Mais ce qui surprend et inquiète un petit peu aussi, c’est tous les feus déclenchés pour détruire les forêts tropicales afin de les transformer en zones agricoles. La région de Luang Prabang est d'ailleurs parfois complètement enfumée. Malheureusement, ces terrains agricoles ne pourront être productifs que pendant quelques années. La forêt sera quant à elle à jamais partie en fumée.

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Mercredi 16 avril 2008

Moi oui, maintenant. J’ai suivi une petite formation de Mahout. On ne sait jamais, ça peut toujours servir.

  
On m’a donc appris à parler aux éléphants pour les guider :
  

Pai = avances, Pai Xai = vas à gauche, Pai Qua = vas à droite, Ya = non, ne fais pas ça, How = arrêtes-toi , … une petite dizaine d’expressions en tout.

C’était réellement une très chouette expérience, dans un contexte équitable en plus.  

De nos jours, les éléphants sont de plus en plus remplacés par les machines pour le travail dans les forêts. Cela entraîne une perte de la culture mahout (les personnes qui travaillent avec les éléphants) mais aussi, les éléphants sont en danger.  

Du coup, une société a eu l’idée de lancer un programme avec les touristes. Les éléphants ne tirent plus des troncs d’arbres mais transportent des touristes. Pour ceux qui en veulent un peu plus et quelque chose de différent, il est possible de passer quelques moments voire quelques jours avec les Mahouts. Ce que j’ai fait.

J’ai tout d’abord commencé le programme de la première journée par faire un tour sur le dos des pachidermes en compagnie des autres touristes. Ensuite, j’étais le seul à aller plus loin dans la « formation ». J’ai dû revêtir le costume des Mahouts pour que l’éléphant fasse la différence entre moi et un touriste « ordinaire ». On m’a ensuite attribué la « responsabilité » de Khamkheang, une jeune éléphante de 30 ans. Evidemment, j’étais continuellement sous l’œil attentif de son Mahout de toujours. J’ai d’abord dû lui donner à manger. J’ai ensuite dû apprendre le vocabulaire avant de la guider pendant un petit tour dans la jungle. Ensuite, direction la rivière pour un bain bien rafraîchissant. Elle semblait beaucoup apprécier ça. Et pour terminer la journée, une heure de marche dans la jungle pour la conduire où elle allait passer la nuit avec ses congénères. On les amène chaque soir à un autre endroit où il y a des choses à manger. Les éléphants restent cependant accrochés par une chaîne à une patte. Ils ont une liberté de mouvement de +/- 20 m. Le lendemain, on va les rechercher. On repasse par la rivière pour le bain du matin puis on les prépare pour recevoir le nouveau groupe de touristes .  

C’était une expérience très chouette. Je n’avais encore jamais eu l’occasion d’approcher des éléphants d’aussi près. En outre, c’est un peu « touristique » mais tout le monde s’y retrouve :

- Les éléphants tout d’abord. Puisqu’ils sont enfin bien soignés car ils sont à nouveau utiles. En plus, il paraît que par rapport à tirer des troncs d’arbre toute la journée, transporter des touristes, c’est de la gnognotte. Ils sont presque en vacances aussi.


- Les Mahouts ensuite, car ils peuvent continuer à faire ce qu’ils ont fait toute leur vie.

- Les villageois aussi car on loge dans des bungalows sur pilotis au bord de la rivière (vraiment superbe) qui fournissent du travail à certaines personnes du village qui ne doivent donc plus aller à la ville pour trouver du travail. En outre, 15% des recettes sont directement versés au village et 15 % supplémentaires vont au centre pour la protection des éléphants.

- Et finalement, les touristes car … franchement !  Où a-t-on la possibilité d’apprendre à parler aux éléphants ???

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Mercredi 16 avril 2008

Le deuxième jour, je suis allé voir la parade. Je n’ai pas vu d’éléphants comme annoncé mais j’ai bien vu miss Laos 2008. Elle n’était pas en maillot de bain mais elle était perchée bien haut sur son char, hors de portée de la plupart des jets d’eau. 

 
 

 

Le cortège était principalement composé de jeunes enfants et de jeunes couples qui allaient déposer des offrandes au temple le plus important de Luang Prabang. Mais les moines bouddhistes étaient aussi de la partie. La plupart des femmes laotiennes s’étaient mises au bord du trottoir pour pouvoir leur lancer un peu d’eau. Puis s’en est suivi des personnages du Ramayana (une des histoires fondatrices de l’hindouisme). 

Et puis … ce fut à nouveau le « lâcher » des eaux. C’était de la folie. L’ambiance était incroyable. Cette fois-ci, j’y ai activement participé. Tant qu’à être mouillé, autant se mettre dans le bain. Je me suis bien amusé.

 

 

Et pour terminer cette épisode « nouvel an » pour moi, j’ai eu l’occasion d’aller dans un village un peu reculé. Là, l’ambiance était toute différente. J’étais le seul touriste et pourtant, personne ne m’a arrosé. A vrai dire, ils ne s’arrosent pas l’un l’autre mais ils vont se plonger en famille dans la rivière toute proche. Il y a aussi des courses de bateaux et ils construisent des stupas en sable. Ensuite, c’est disco-champêtre au bord de l’eau avec une ambiance bon-enfant jusque minuit, pendant 3  jours.

 

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