L’Inde du Sud est réputée pour ses nombreux temples hindous. Sans le vouloir, je me suis rendu compte que j’avais prévu un petit programme qui m’a permis de voir en crescendo quelques-uns des temples les plus célèbres.
A Kanchipuram tout d’abord. La ville est considérée comme l’une des 7 villes saintes de l’Inde. Il y a dès lors de nombreux temples. J’ai eu
l’occasion d’en visiter quelques-uns. Malheureusement en tant que non hindou, on n’est pas autorisé à y entrer. J’ai cependant eu la chance grâce à ma visite à l’ONG RIDE de visiter un temple
Jaïn perdu dans la campagne. Il est normalement ouvert pendant une heure le matin et une heure le soir. Le gardien l’a cependant ouvert spécialement pour moi et cette fois-ci, j’ai pu entrer dans
le Sanctum. Mais à vrai dire les Jaïn sont bouddhistes avec des touches d’hindouisme.
En descendant plus vers le Sud, je me suis arrêté à Tanjore. Il y a un des plus grands et un des plus anciens temples. Il fait partie du club restreint de ceux qui sont classés au patrimoine mondial par l’Unesco. Très beau temple. D’autant plus qu’ici, j’ai aussi pu entrer jusqu’à proximité du Sanctum. Dans le temple dédié à Shiva se trouve l’un des plus grands lingam d’Inde : 4 m de haut et une circonférence de 7m. Le lingam est un objet de forme phallique de couleur noire. Il est le symbole suprême de Shiva, dieu de la vie, du feu et de la lumière. Il y aussi l'inévitable statue de Ganesh, le dieu sympathique du bonheur et de la chance représenté par un éléphant ainsi que le vrai éléphant qui reçoit des pièces avec sa trompe avant de vous bénir sur la tête et au niveau du coeur.
Mais j’ai aussi
bien aimé Tanjore car on peut y voir l’un des rares palais de Maharajas encore en bon état dans le Sud de l’Inde. Il est un peu moins impressionnant que ceux du Rajasthan mais cela ajoute encore
un autre aspect à cette visite dans le Sud. Chose particulière aussi que je n’ai pas vue dans les palais du Rajasthan, dans une partie du palais, il y a une tour où chaque étage est dédié à un
chakra différent. Au centre de l’étage, une énorme fleur de lotus est sculptée au plafond et colorée en fonction du chakra. A mon avis, il ne s’agit cependant que d’un symbole. Je n’ai pas
retrouvé l’énergie des chakras sur place.

Et finalement, l’apothéose, le temple Sri Meenakshi de Madurai. Enorme. Un pastiche spectaculaire de l’architecture Dravidienne. Presque du Rococo. Des temples et des tours/portes (qu’on appelle gopurams) avec des statues colorées dans tous les sens. Des salles immenses avec des colonnes finement sculptées. Des statues et des carrosses d’or. Un petit temple avec le dieu de chaque planète. Et j’en passe. Et puis, un superbe hall des 1000 piliers. Chaque colonne est différente. Certaines d’entre-elles ont également été sculptées pour reproduire les différentes notes de musique quand on les frappe. Cela aurait encore pu être un peu plus grandiose si les tours n’étaient pas entourées d’échafaudages. Tous les 20 ans, elles sont repeintes dans les moindres détails avec des couleurs vives. Il faut plus d’un an pour les repeindre. Ils ont commencé il y a 2 mois. Pas de chance pour moi. Enfin, si je reviens l’année prochaine avec un groupe, elles seront pimpantes. Dommage aussi qu’à Madurai, les touristes sont plus harcelés qu’ailleurs. Mais bon, on y va, on visite le temple, on passe une nuit puis on s’en va.
Pour ma part, je m’en suis allé vers d’autres latitudes. C’est à Madurai que se terminait mon périple indien. J’ai un beau petit programme en
perspective. Je m’en vais à présent au Cambodge en passant par Bangkok et peut-être avec une petite escapade au Laos.
Finies les heures hindoues. Voici les
Bouddhas !
Bises
François


































Commentaires