Tibet

Le lendemain, j'ai du redescendre les 8 km assez rapidement car Steve avait le mal d'altitude. Il ne savait quasi plus bouger ni parler de maniere coherente. Je suis donc redescendu jusqu'au monastere a pied pour aller demander de l'aide mais finalement, avant que je n'arrive, Birgit avait pu trouver une charette avec un cheval. Plus de peur que de mal. Une fois que nous etions redescendus de +/- 500m, Steve allait parfaitement bien. Comme si il n'y avait rien eu. Pour la descente aussi, c'etait un peu magique. Il avait gele a pierre fendre. Il y avait du givre partout et les bords du torrent etaient aussi geles. Et puis, tout d'un coup, je ne sais pas d'ou il est sorti mais un chien tibetain noir avec un colier rouge etait a cote de moi. Je me suis meme effraye car il est vraiment sorti de nulle part. Je l'ai appelle Blacky (original non ?). Il m'a accompagne pendant +/- 5km jusque 1 km avant le monastere et a disparu comme il etait apparu. Enfin, tout cela etait une tres belle experience.

 

 

 

La suite a une nouvelle fois ete fabuleuse. La route (piste) pour Zanghmu, la frontiere avec le Nepal, doit etre une des plus belles du monde. Nous sommes passes par des plateaux rocheux et desertiques a plus de 5.000 m d’altitude avec comme décor, d’un cote l’Everest, le Lotze et le Cho Oyu et de l’autre, les Anapurnas et quelques unes des montagnes les plus hautes du monde. Grandiose. Je me demandais par ou on pouvait passer au Nepal. J’avais l’impression d’etre en face d’un mur de montagnes immenses. Et puis, tout d’un coup, c’est le plongeon. 2.900 m de denivele sur moins de 50 km. Finalement, la piste se faufile a flanc de rocher dans une gorge tres profonde et etroite. J’avais l’impression de passer par le chat de l’aiguille. Et tout d’un coup, l’atmosphere est quasi tropicale, des bananiers et une vegetation tres luxuriante ( c’est presque un choc après avoir ete dans les regions desertiques pendant plusieurs semaines). L’air est chaud et humide. Il y a plein d’oiseaux qui chantent. Encore une facette toute differente du Tibet. Cette fois-ci, on est passé du camp de base de l’Everest a une region quasi tropicale sur une meme journee.

 

 

 

Le lendemain, après un dernier petit dejeuner ensemble, Birgit et Steve sont remontes sur les hauts plateaux tibetains et moi, j’ai poireaute 1 heure avant de pouvoir passer la frontiere chinoise, j’ai pris un petit tchouk tchouk pour descendre a flanc de montagne les 8 km de no man’s land avant de franchir a pied le pont qui permet d’acceder au Nepal.

 

 

 

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