Pondichéry c’est une enclave française qui date du
18ème Siècle. Mais même si la France a perdu le contrôle sur ce
territoire il y a plus de 50 ans, il y a encore des traces "bleu-blanc-rouge" persistantes. Le drapeau français flotte toujours sur le grand consulat français, l’hôtel de ville est toujours
utilisé, la police locale porte un képi rouge un peu à la « gendarmes de St-Tropez » et les noms de rues sont indiqués en Tamoul et en
Français.
C’est assez surprenant de découvrir Pondichéry. Dans d’autres villes coloniales de l’Inde du Sud telles que Cochin la "portugaise-hollandaise", l’ambiance ne peut être qu’indienne, même si la touche européenne est présente. Par contre, à Pondichéry, il est fort aisé de penser qu’on n’est plus en Inde, tout du moins dans la partie qui a gardé son cachet français. Les rues sont larges. Les trottoirs sont de vrais trottoirs. Il fait très propre. Et surtout, … il fait calme. C’est quasi une ambiance de petite ville méditerranéenne, avec cependant une architecture coloniale. Mais il suffit de traverser le canal qui divise la ville en deux pour retrouver en 5 minutes toute l’ambiance, le bruit, l’agitation, les saveurs et les odeurs indiennes.
Pour ma part, j’apprécie de flâner dans les rues de la partie française et sur la promenade le long de la mer. J’en profite aussi pour manger
autre chose que des Biriyanis ou des chappathis. Je dois vous avouer que même si je ne suis pas en Inde pour ce genre d’ambiance, ça me fait du bien. J’ai l’impression d’être en
week-end.
Mais Pondichéry, c’est aussi l’endroit où Sri Aurobindo et une Française qu’on appelle "Mère" ont développé leur philosophie humaniste. Leur ashram et ses dépendances sont répartis dans toute la ville. Pour ma part, je loge dans une partie de l’ashram. Les chambres sont très grandes et ultra-propres. J’ai une superbe vue sur la mer à partir de mon balcon. Le beau jardin le long de la mer est propice au Yoga et à la méditation. Seule condition pour y résider, accepter les règles de l’ashram : couvre-feu à 22h30, pas d’alcool, pas de drogue, pas de cigarettes. Ça va, c’est pas trop contraignant pour moi. Sri Aurobindo est décédé en 1950 et "Mère" est décédée (ou a quitté son corps comme on dit ici) en 1973 à l’âge de 97 ans. En 1968, elle a cependant mis les bases d'une ville qui est unique en son genre au monde, Auroville. Mais j’en parlerai dans un prochain carnet.
Bisous à moitié français (ceux qui me connaissent savent pourquoi).
François


































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