Voyages en Terres Sacrées & Tour du Monde
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Moi oui, maintenant. J’ai
suivi une petite formation de Mahout. On ne sait jamais, ça peut toujours servir.
On m’a donc appris à parler aux éléphants pour les guider :
Pai = avances, Pai Xai = vas à gauche, Pai Qua = vas à droite, Ya = non, ne fais pas ça, How = arrêtes-toi , … une petite dizaine d’expressions en tout.
C’était réellement une très chouette expérience, dans un contexte équitable en plus.
De nos jours, les éléphants sont de plus en plus remplacés par les machines pour le travail dans les forêts. Cela entraîne une perte de la culture mahout (les personnes qui travaillent avec les éléphants) mais aussi, les éléphants sont en danger.
Du coup, une société a eu l’idée de lancer un programme avec les touristes. Les éléphants ne tirent plus des troncs d’arbres mais transportent des touristes. Pour ceux qui en veulent un peu plus et quelque chose de différent, il est possible de passer quelques moments voire quelques jours avec les Mahouts. Ce que j’ai fait.
J’ai tout d’abord commencé le programme de la première journée par faire un tour sur le dos des pachydermes en compagnie des autres touristes. Ensuite, j’étais le seul à aller plus loin dans la « formation ». J’ai dû revêtir le costume des Mahouts pour que l’éléphant fasse la différence entre moi et un touriste « ordinaire ». On m’a ensuite attribué la « responsabilité » de Khamkheang, une jeune éléphante de 30 ans. Evidemment, j’étais continuellement sous l’œil attentif de son Mahout de toujours. J’ai d’abord dû lui donner à manger. J’ai ensuite dû apprendre le vocabulaire avant de la guider pendant un petit tour dans la jungle. Ensuite, direction la rivière pour un bain bien rafraîchissant. Elle semblait beaucoup apprécier ça. Et pour terminer la journée, une heure de marche dans la jungle pour la conduire où elle allait passer la nuit avec ses congénères. On les amène chaque soir à un autre endroit où il y a des choses à manger. Les éléphants restent cependant accrochés par une chaîne à une patte. Ils ont une liberté de mouvement de ± 20 m. Le lendemain, on va les rechercher. On repasse par la rivière pour le bain du matin puis on les prépare pour recevoir le nouveau groupe de touristes .
C’était une expérience très chouette. Je n’avais encore jamais
eu l’occasion d’approcher des éléphants d’aussi près. En outre, c’est un peu « touristique » mais tout le monde s’y retrouve :
- Les éléphants tout d’abord. Puisqu’ils sont enfin bien soignés car ils sont à nouveau utiles. En plus, il paraît que par rapport à tirer des
troncs d’arbre toute la journée, transporter des touristes, c’est de la gnognotte. Ils sont presque en vacances aussi.
- Les Mahouts ensuite, car ils peuvent continuer à faire ce
qu’ils ont fait toute leur vie.
- Les villageois aussi car on loge dans des bungalows sur
pilotis au bord de la rivière (vraiment superbe) qui fournissent du travail à certaines personnes du village qui ne doivent donc plus aller à la ville pour trouver du travail. En outre, 15% des
recettes sont directement versés au village et 15 % supplémentaires vont au centre pour la protection des éléphants.
- Et finalement, les touristes car … franchement !
Où a-t-on la possibilité d’apprendre à parler aux éléphants ???
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