Après une bonne nuit de sommeil dans le village de Santa Maria, nous avons entamé notre marche vers Santa Teresa. Tout d'abord, nous avons suivi plusieurs rivières qui coulent vers l'Amazone. J'ai été vraiment surpris par le décor tropical : bananiers, papayers, fleurs à profusion, caféiers, ... Mais aussi, ... des champs de coca! Ce n'est pas l'image que je me faisais du chemin vers Machu Picchu. Mais à vrai dire, Machu Picchu est situé dans une région dont l'un des côtés est constitué de pics andins enneigés et de l'autre, c'est la jungle et la forêt tropicale qui finalement font partie du bassin de l'Amazone. Un décor tropical avec le petit inconvénient qui va avec : les moustiques et les "mouches des sables". Je me suis fait littéralement mangé, malgré l'utilisation d'un répulsif. 5 jours après, les piqûres des "mouches des sables" me démangent toujours énormément.

 

Mis à part cela, la région que nous avons parcourue était vraiment très belle mais également très isolée. A chaque fois que nous devions traverser les grosses rivières, nous devions emprunter les "câble cars". Deux par deux, nous montions dans ces petits caissons glissant sur un câble au-dessus des rapides. Dur travail aussi. Il nous fallait à chaque fois tirer le caisson jusqu'à la berge, soit avec ses 2 passagers, soit à vide.

 

 

 

Ensuite, nous avons quitté le fond de la vallée pour rejoindre, sur des pentes abruptes, un des chemins de l'Inca. C'est vraiment incroyable. Ces chemins, ou ces escaliers, ont été construits à flanc de rocher à plusieurs centaines de mètre de hauteur. A certains endroits, c'est vraiment vertigineux. Ils parcouraient tout l'empire inca. Le plus célèbre est bien entendu celui qui va de Cuzco, la capitale inca, à Machu Picchu mais il y en a plein d'autres. Pour notre part, nous avons emprunté "à contresens" celui qui part de Machu Picchu vers Quillabamba, la dernière grande cité où se sont réfugiés les derniers Incas, située en pleine jungle.

 

 

 

Les Incas ont construit ces chemins pour s'assurer des voies de communication. Ces chemins sont toujours situés dans des endroits quasi inaccessibles. Les messagers parcouraient 5 km avant de transmettre le message au messager suivant, et ainsi de suite. Une sorte de service postal en quelque sorte. Du fait de l'inaccessibilité, ils pouvaient toujours communiquer, même en période de conflit. Ou bien, si l'ennemi était trop proche, ils pouvaient aussi facilement détruire une partie du chemin et empêcher la poursuite. En outre, c'est aussi grâce à cette particularité qu'ils sont toujours plus ou moins intacts de nos jours.

 

La montée et la descente de ces escaliers ou de ces chemins en haute altitude n'a pas toujours été aisée mais il y avait régulièrement une petite récompense : soit un super bon repas chez l'habitant (préparé pourtant dans une cuisine plus que rudimentaire), soit une petite pose chez l'habitant qui nous offrait des boissons fraîches ou des fruits à volonté, soit une baignade dans une cascade, ou encore une baignade dans des bains thermaux fantastiques situés en plein milieu des montagnes et dont l'eau frisait les 40 degrés.

 

   

 

Outre les moustiques, seul petit désagrément au programme : la troisième journée du trekking qui s'est passée entièrement sous la pluie. Mais grâce à cela, le 4ème jour, nous avons été parmi les premiers cette année à pouvoir voir le lever de soleil sur Machu Picchu. Toute la pluie était tombée le jour précédent. En effet, la saison des pluies se termine tout doucement mais les nuages avaient jusqu'à présent empêché les visiteurs de cette année de voir ce lever de soleil.

 

 

 

Bises essoufflées.

 

 

 

François

 

 

 

 

 

 

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